Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
La vie dans le désert
Publicité

NiKKKo (suite)

Mardi 17 avril

Lorsque NiKKKo se réveilla, il découvrit que tout cela n'avait été qu'un rêve et qu'il restait encore une bonne quinzaine de jours avant son élection triomphale. Il sortit à pas feutrés du salon et tomba sur sa femme qui préparait des brocolis dans la cuisine.
-Mon chéri, si tu sors, peux-tu me ramener un steak dans la bavette d'aloyau ?
NiKKKo n'avait nullement l'intention de sortir car son professeur de rictus allait arriver d'un moment à l'autre. Néanmoins, il ne savait pas dire non à sa femme et il sortit donc, flanqué de ses sept gardes du corps armés jusqu'aux dents. Dans la rue, il serra quelques mains, et dit quelques banalités comme:
-Je vous promets que plus jamais, vous m'entendez, plus jamais ça n'arrivera.
Ou bien:
-Je vous promets que jamais, jamais vous m'entendez, je ne le permettrai.
Quand il arriva à la boulangerie, celle-ci était fermée parce que c'était mardi (oui à Neuilly, on ferme le mardi). Il fit sauter la serrure en brandissant une commission rogatoire qu'il s'était imprimée lui même avec du matériel chipé au bureau et s'empara de quelques croûtons qu'il rapporta à la maison.
Lorsqu'il vit que sa femme faisait une moue réprobatrice devant les croûtons, il ne dit rien

Le professeur de rictus était déjà là. NiKKKo ne se sentait pas à l'aise car il n'avait pas travaillé le rictus "Joe Dalton" la veille pour cause d'excès d'interview à Paris-Match (contraction inhabituelle et prolongée de la mâchoire dans un sourire figé).
NiKKKo, excédé par le silence réprobateur du professeur Dérida (c'était son nom), lui mit un pain et lui sauta dessus à pied joint plusieurs fois de suite. Le professeur, qui était payé pour ça, lui remit sur le champ son diplôme de Rictus "Joe Dalton", beaucoup plus à cause du geste technique imparable que du rictus lui-même qui ne valait pas tripette.

NiKKKo alla ensuite dans la cuisine vérifier l'état de cuisson de sa bavette d'aloyau et ne dit rien à sa femme lorsqu'elle lui servit une soupe à l'oignon.

NiKKKo avait tellement peur que sa femme ne demande le divorce à cinq jours du premier tour.







Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article