12 Septembre 2006
Mardi 27 septembre 2005, 8h30 :
La journée est comme une autre journée. Il fait jour depuis quelques heures et le soleil frappe déjà fort. Le bateau est plein : des étudiants, des ouvriers, des chercheurs qui se rendent à l'université, des vélos, des skate. Les gens sont sympas mais ils n'ont jamais assez de monnaie. 8h30. Bientôt le flux va se réduire et il n'y aura plus que les retardataires, les lève-tard et les touristes égarés. La mer descend mais le courant est faible car c'est la petite marée. Cette odeur de gazole est entêtante. Depuis 7 ans que je fais ce métier je ne m'y suis jamais fait. Chaque fois que quelqu'un quitte le bateau, je me figure qu'il en emporte un peu avec lui et c'est vrai qu'à la fin de la journée, quand la brise devient un peu plus forte, on ne sent presque plus rien. Mais le lendemain matin, ça recommence.