9 Septembre 2006
Lundi 26 septembre 2005, 9 heures,
Le bateau est amarré sur bâbord. En dépit des dix kilomètres qui nous séparent de la mer, le lit du fleuve est bas. Un faible courant entraîne vers la mer. Je monte en premier. Je reste debout, sur le château arrière pendant la traversée. Il fait déjà chaud et je me cache derrière mes lunettes de soleil. Une jeune femme en mauve portant une petite marque en forme de papillon sur le bas de la jambe, juste au dessus de la cheville, tient sa petite fille dans les bras. Elle a l'air triste ou sérieuse ou les deux. Le pilote approche l'embarcation à 30° du ponton et donne un bon coup de marche arrière en tournant la barre. Il met au point mort et sortant de son poste de commandement tourne assidûment un boute sur un taquet, puis un autre. Une fois le bateau stabilisé, il bascule la passerelle munie d'un contrepoids restée sur le quai. La foule descend. Je descends le dernier. Je salue d'un sourire.