Les déserts des villes, ce sont les voies ferrées et leurs abords : fers rouillés et remblais souillés, murs couverts de fresques sauvages. Ce sont les parkings des centres commerciaux la nuit, avec leurs marelles géantes éclairées. Ce sont les quartiers huppés aux maisons lisses et hermétiques. Ce sont les cimetières, déserts des villes inutiles, où des candidats à l'oubli exhalent lentement leur dernier souffle combustible.