Pour que ce blog ressemble à un vrai blog, vivant, avec de vrais personnages qui existent dedans, il faut que je fasse des billets.
Donc je commence aujourd'hui, dans la catégorie "le billet de Gino Gordon". Il y a longtemps que je n'ai pas écrit de billets, tellement pris que j'étais par la littérature de textes à chutes.
Je ne dis pas que je vais changer de style. Je vais juste faire des billets. Mais comme je n'ai pas le talent de faux-monnayeur de Voltaire - qui faisait lui même les billets de mille de mon enfance à son effigie-, je ferai juste des petits billets, des tickets en quelque sorte.
Oui, on pourrait appeler la rubrique, "le ticket de Gino Gordon", ou "le titre de transport de Gino Gordon".
Mon propos du jour, c'est de vous parler des ides de mars, Idibus Martiis en latin (c'est un titre de transport accrocheur, non ?).
Les ides de mars, c'est aujourd'hui.
Je ne trouve aucune trace de cet évènement pourtant capital pour l'humanité dans les grand quotidiens du soir ou du matin, ni dans les éphémérides de "La Dépêche du Désert". Pourtant, c'est facile à retenir, les ides de mars, c'est le jour de l'anniversaire de la mort de Jacques Legras. Jacques Legras, c'était un type avec une moustache et un képi. La moustache, il la portait pour dormir, mais le képi, non. Enfin je crois. Jacques Legras n'est pas mort assassiné mais de sa belle mort, comme on dit. Enfin je crois.
Je vais mettre "enfin, je crois" partout, c'est décidé. Ca me permettra de me prémunir contre les procès que pourraient m'intenter des gens jaloux de ma réussite.
Je profite que j'ai la main - c'est pas si souvent -, pour faire une digression sur le thème de la "belle mort", ou plus exactement "mourir de sa belle mort". Jules César n'est pas mort de sa belle mort, parce qu'il s'est pris un coup de surin entre les omoplates. Enfin je crois.
Définition de la belle mort: C'est une mort douce, à un âge canonique, qui fait dire aux gens: "il est mort de sa belle mort". Vous allez me rétorquer qu'une définition qui reprend le même terme pour se définir, c'est une définition... comment dirais-je , endocrypte du grec endo- qui veut dire dedans, et cryptos qui veut dire caché.
Je me suis un peu éloigné.
Je tiens à mettre tout le monde à l'aise. Il n'est pas question pour moi d'imiter Martin-Lothar. Il est inimitable car c'est un puits de science, et il écrit partout... Je dirai simplement que les ides de mars tombent 15 jours avant le poisson d'avril (ides, poisson, y a un jeu de mot, de rien), et cette année sont la veille du deuxième tour des élections municipales. Comme quoi, il y a de drôles de coïncidences.
Bon, je pense avoir tout dit sur les ides de mars.
Maintenant que mon titre de transport est imprimé, je n'ai plus qu'à le composter. Et hop.
PS : Je tape endocrypte sur Gologolo et je trouve ... rien du tout. Vous vous rendez compte, sur Gologolo et Yahourt! on ne trouve rien sur l'adjectif endocrypte. Peut être dans quelques jours...
C'est miracle qu'ils soient encore là, même noyés dans la masse des occupants. Pas si noyés que ça, d'ailleurs... Arrivés à cheval pour manifester à Gonsu, quel panache !!!
Certes, il faut être un brin maso pour n'écrire que des textes à chutes qui provoquent le lecteur mais surtout des bosses et des hématomes divers ... Je suis donc heureuse de ta nouvelle orientation et ne peux que te souhaiter une agréable convalescence avec ces billets à chaux ;-)
En fait, je crois avoir tout tenté dans ce blog : dictionnaire affligeant, aphorismes débiles, strip de bande dessinée - lâché par mon partenaire qui passe son bac-, satire politique, dialogues sans queue ni tête, montages photos, roman inachevé ("Manège"...). Les billets vont faire comme le reste: s'entasser dans un tiroir en bas à gauche, victimes de mon instabilité chronique.Bon pour les textes à chute, il ne faut pas me croire, je ne vais pas arrêter ;o)))
L
Lau
17/03/2008 14:17
J'adore tes histoires. Je rigole... Merci, toujours un bon moment de te lire !