1 Mars 2005
Midi. Celà faisait maintenant six heures que René était au volant de la Landcruiser. Malgré la préparation minutieuse du véhicule, dans ces conditions extrèmes il n'avait parcouru que trente-quatre kilomètres. Le soleil vertical projetait de minuscules ombres. L'air était suffocant et âcre. René se rappelait les consignes de Gérard : garder son calme, ménager l'embrayage, mettre le chauffage à fond pour refroidir le moteur. Il savait que voyager à cette époque de l'année comportait des risques? Maintenant, il n'avait plus d'autre choix que de continuer à avancer.
Quatorze heures. René jeta un coup d'oeil au voyant d'huile . Il s'allumait par intermittence. Il n'osa pas confier ses angoisses à Lola qui dormait près de lui. Des gouttes de sueur perlaient sur son beau visage fatigué.
Seize heures. Le moteur tenait bon, la chaleur était encore forte. René n'en pouvait plus. Il fallait songer à s'arrêter pour la nuit.
Dix-sept heures. René sortit de l'autoroute engorgé et s'arrêta dans un motel. Les vacances à Cavalaire commençaient mal.