Lucien: C'est super, absolument génial. C'est…, comment dirais-je, le top de ce qui se fait aujourd'hui. Roger: C'est exactement ça, j'ai envie de dire que c'est la plus belle exposition d'art contemporain que j'aie vue depuis, … j'ai envie de dire l'année dernière. Louise: Roger, moi je dirais même depuis deux ans, parce que tout de même, je dirais, celle d'il y a deux ans, tu te souviens Lucien, c'était autre chose. Lucien: Ah oui, les huit cents briques de lait, comment dirais-je, sur leur palette sortis directement comment dirais-je de l'usine, c'était comment dirais-je… fort. Marcelle: Je ne suis pas vraiment d'accord avec vous, j'veux dire, j'ai trouvé ça facile, … limite foutage de gueule. Lucien: Marcelle, je ne te suis pas du tout. Comment dirais-je, ta vision de l'art est, comment dirais-je… Marcelle: décalée, c'est ça ? Roger: Mais l'art, j'ai envie de dire, n'est-il pas, par essence, décalé ? Louise: Décalée, non. Je dirais ringarde. Raymond: Disons que Marcelle n'a pas tout à fait tort et que Lucien s'est disons un peu trop emballé! Roger: Moi, depuis Christo, j'ai envie de dire, je suis emballé par l'art contemporain. Louise: Et bien moi je dirais, ce qui m'a plu dans cette expo, c'est l'humour qui transpire je dirais de partout. Sans humour, l'art devient, je dirais, chiant. Lucien: Louise a raison. L'art, comment dirais-je, contemporain, a perdu totalement son humour. Alors que là non. Marcelle: Pas d'accord avec vous. J'veux dire, pour l'humour je suis oké, mais il y a humour et humour, vous voyez ce que j'veux dire ? Là je ne m'y retrouve pas. Raymond: Marcelle, je suis à fond avec toi. Disons, je sens bien ce que tu ressens, surtout, disons, toute cette référence à l'humour contemporain. Lucien: Raymond, ne me dis pas, comment dirais-je, que tu es encore d'accord avec Marcelle! Raymond: Disons que Marcelle et moi, disons qu'on est souvent en phase. Ca veut pas dire qu'on est toujours, disons d'accord ! Louise: Lucien, je sens un, je dirais malaise. Finis ton verre et partons d'ici. Lucien: Mais comment dirais-je, j'en suis à peine au troisième verre et je n'ai pas encore touché au, comment dirais-je, sucré ! Louise: Avale tes œufs de lompe et, je dirais, on s'en va. Ils partent. Marcelle: Bon débarras, j'veux dire. Roger: Bon, et bien maintenant, j'ai envie de dire, allons visiter l'exposition! Lucien: Mais, mais… comment dirais-je, tu n'y es pas encore allé ? Roger: Ah non, j'ai envie de dire, c'est un principe. Pas avant d'avoir fini ma troisième coupe de champagne.
Avec, ça va sans dire, par ordre d'apparition : comment dirais-je Lucien, j'ai envie de dire Roger, je dirais Louise, J'veux dire Marcelle et disons pour finir Raymond.
... ou comment traiter du toc de manière artistoc ... excellentes paroles plurielles ;-) ( n'appelle-t-on pas humeur l'humour qui transpire ? ;-) ) ( il y a du Roger en moi ... j'avais déjà aprécié ton texte avant même de l'avoir lu ;-))) )
... en fait la consigne (le monologue) ne me convenant pas car les tics de langage ça ne semble pas bien passer dans le for intérieur, j'ai adopté ma propre consigne: un dialogue. Je suis content que tu aies apprécié Roger !!