Rédigé par Gino Gordon et publié depuis
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La consigne des impromptus était d'explorer le thème : "Une sensation de vacuité", avec une contrainte de concision: le texte devait comprendre moins de 1500 caractères (avec espaces) !
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Chers disciples et amis,
Je sais que vous avez fait un long voyage. Vous êtes là, mes mille cinq cent disciples, et je me sens honoré de votre présence. Vous vous êtes plaints depuis quelque temps d'une sensation bizarre, comme si votre cerveau, le siège de vos pensées, si plein de fragrances, de visions et de mélodies, se vidait lentement, vous plongeant dans une mélancolique dépression, comme si votre clapet de refoulement était grippé. Vous m'avez appelé pour colmater cette brèche ouverte et j'ai répondu à vos aspirations, car je ne peux vous laisser dans cet état de vacuité, antichambre de la mort par détente isentropique et ultime stade avant le néant. Aussi, vais-je vous aider, et ce en dépit de vos caractères si différents, car vous êtes les élus, et les élus ne se dégonflent pas. Il faut faire vite et il faut le faire ensemble. Voilà comment nous allons procéder. Le premier rang, là, oui, serrez-vous un peu. Derrière, rapprochez-vous. C'est cela, serrez vous. Mais serrez-vous encore! Il y a encore de la place à gauche. Vous avez peur de vous toucher, c'est ça? Mais qu'est-ce qui m'a fichu une pareille bande d'ahuris. La vacuité, ça ramollit drôlement. Quoi encore ? On vous a mis la main aux fesses ? Celui-là si je l'attrape, je l'excommunie sur le champ.
Ca va mieux ? La pression remonte ?
Non ?
Je relis la notice. Oui, c'est bien écrit "avec espace". Bizarre, avec des caractères comme les vôtres, en réduisant l'espace, ça devait passer.
Sinon, vous voulez un chewing-gum ?